Lors de l'immatriculation, l'INSEE attribue simultanément un SIREN et un SIRET à toute entreprise française. Ces deux identifiants partagent les mêmes neuf premiers chiffres, mais désignent des réalités différentes : le SIREN identifie la personne, physique ou morale, tandis que le SIRET localise un établissement précis. Confondre les deux expose à des erreurs sur les premières factures, les statuts ou les déclarations URSSAF, une confusion que les entrepreneurs qui créent leur entreprise à Marseille découvrent souvent au moment de remplir leur premier devis. Le tableau comparatif et la formule de décomposition ci-dessous couvrent les deux identifiants avec leurs usages respectifs.
Le SIREN : l’identifiant unique de la personne, physique ou morale
Le SIREN (Système d'Identification du Répertoire des ENtreprises) est un code numérique de 9 chiffres attribué une seule fois par l'INSEE lors de l'immatriculation. Ce numéro reste identique pendant toute la durée de vie de la structure, quelle que soit l'évolution ultérieure : changement d'adresse de siège, de gérant, de secteur d'activité ou de forme juridique par transformation.
Ce code ne contient aucune logique géographique ou sectorielle. C'est un identifiant séquentiel, attribué dans l'ordre des immatriculations dans le répertoire Sirene, aux côtés de la raison sociale enregistrée à l'immatriculation. La seule information encodée est l'existence de la personne, physique ou morale, dans ce registre national. Pour une entreprise qui possède un siège à Marseille, un entrepôt à Vitrolles et un bureau à Aix-en-Provence, le SIREN reste strictement identique sur les trois sites.

Le SIRET : la formule SIREN + NIC décryptée
Le SIRET (Système d'Identification du Répertoire des ETablissements) compte 14 chiffres. Il localise un établissement précis, c'est-à-dire un lieu d'exercice physique de l'activité : siège social, succursale, entrepôt ou point de vente. Une entreprise avec plusieurs sites possède donc plusieurs SIRET, tous construits sur le même SIREN.
Fermer un établissement ne libère jamais son SIRET pour un autre usage : le numéro est marqué cessé dans le répertoire Sirene et n'est ni réutilisé, ni transmis à une autre entreprise. Ouvrir un nouvel établissement déclenche à l'inverse l'attribution d'un NIC inédit, concaténé au SIREN existant.
SIREN vs SIRET : le tableau comparatif
Les deux identifiants se complètent plus qu'ils ne s'opposent. Voici les six critères qui permettent de les distinguer d'un coup d'oeil.
| Critère | SIREN | SIRET |
|---|---|---|
| Longueur | 9 chiffres | 14 chiffres (SIREN + NIC) |
| Ce qu’il identifie | La personne, physique ou morale | Un établissement précis |
| Attribué par | INSEE, via le guichet unique INPI | INSEE, via le guichet unique INPI |
| Évolution | Fixe, ne change jamais | Un nouveau SIRET à chaque ouverture d’établissement |
| Nombre par entreprise | Un seul, pour toute la durée de vie de la structure | Un par établissement (siège et succursales) |
| Usage principal | Statuts, factures, mentions légales | DSN/URSSAF, marchés publics, Kbis d’un établissement |

Dans quels documents mentionner le SIREN ou le SIRET ?
Sur les factures, devis et conditions générales de vente, la mention du SIREN est obligatoire, accompagnée de la forme juridique, du capital social et de la ville du greffe d'immatriculation. Les statuts et l'extrait Kbis (ou l'extrait du Registre National des Entreprises pour un entrepreneur individuel) affichent également le tableau des 4 identifiants de l'entreprise, code APE compris : ce dernier n'a pas la même fonction que le SIREN, mais il figure sur le même extrait, comme le détaille notre page sur le code qui classe l'activité de l'entreprise.
Le SIRET, lui, s'impose dans des documents plus spécifiques à l'établissement : la déclaration sociale nominative (DSN) transmise à l'URSSAF, les bulletins de paie, les réponses à un marché public (le SIRET identifie l'établissement soumissionnaire, pas seulement l'entreprise) et les demandes de subvention locales. Sur un site internet, les mentions légales exigent le SIREN, la forme juridique et l'adresse du siège, sans obligation systématique d'afficher le SIRET complet.
Obtenir et vérifier son numéro : délais et outils officiels
Depuis le 1er janvier 2023, le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr) centralise l'ensemble des démarches d'immatriculation, quelle que soit la forme juridique. Une fois le dossier validé par l'INPI, les informations sont transmises à l'INSEE, qui attribue le SIREN puis le SIRET du premier établissement, généralement en l'espace de quelques jours ouvrés. Le délai réel varie selon la complétude du dossier et la forme choisie, un point que les structures d'accompagnement pour créer son entreprise à Marseille connaissent bien, tout comme un expert-comptable qui suit le dossier d'immatriculation.
La vérification, elle, ne coûte rien et prend moins d'une minute : l'annuaire-entreprises.data.gouv.fr, service officiel adossé à la base Sirene de l'INSEE, affiche le SIREN, la liste des SIRET actifs et fermés, la date d'immatriculation et la forme juridique de toute entreprise française, à partir de son nom ou de l'un de ses deux numéros. Avant de facturer un nouveau client ou un fournisseur en 2026, ce contrôle gratuit évite bien des litiges sur une facture mal renseignée.
Pour aller plus loin
- Comparer les avantages du statut SASU avant de choisir la forme juridique de sa future structure : SASU, définition et caractéristiques
- Vérifier si la franchise en base de TVA s'applique à l'activité une fois le SIRET obtenu : franchise en base de TVA, barèmes 2026
- Anticiper le coût réel d'une première embauche une fois l'entreprise immatriculée : embaucher son premier salarié


