Statuts juridiques

Statut juridique entreprise : comparateur des 6 statuts

Mis à jour le 17 août 2026 ·La redaction Marseille Entreprises
Entrepreneur consultant un comparatif de statuts juridiques d'entreprise sur une tablette dans un bureau lumineux
Sommaire

Choisir un statut juridique entreprise conditionne la responsabilité personnelle, le régime social et la fiscalité pour les années suivantes. Entre la micro-entreprise, l'EURL, la SASU, la SARL, la SAS et la SCI pour les projets immobiliers, la bonne option dépend moins du secteur que du niveau de risque accepté et du mode de rémunération souhaité. Ce comparateur confronte les 6 statuts les plus créés en France, avec un simulateur intégré pour obtenir une recommandation chiffrée.

1 €
Capital minimum pour créer une EURL, une SASU, une SARL ou une SAS
203 100 €
Plafond micro-entreprise 2026 pour la vente et l'hébergement
83 600 €
Plafond micro-entreprise 2026 pour les prestations de services

Choisir un statut juridique entreprise : individuel ou société d’abord

Deux familles structurent le paysage : l'entreprise individuelle (micro-entreprise ou EI au réel) d'un côté, la société (EURL, SASU, SARL, SAS) de l'autre. Depuis la réforme de 2022, l'entrepreneur individuel bénéficie d'un patrimoine professionnel séparé du patrimoine personnel par défaut, sans démarche à accomplir : les créanciers professionnels ne peuvent plus saisir la résidence principale ni les biens non affectés à l'activité.

La micro-entreprise reste réservée aux chiffres d'affaires modérés : le plafond 2026 atteint 203 100 € pour l'achat-revente et l'hébergement, et 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales selon les seuils publiés par l'administration fiscale et l'Urssaf. Au-delà, le régime réel ou la société s'imposent, avec une comptabilité complète et la possibilité de déduire les charges réelles plutôt qu'un abattement forfaitaire.

Comparateur des statuts juridiques : EURL, SASU, SARL, SAS

Une fois la frontière entreprise individuelle / société tranchée, cinq critères départagent les quatre formes sociétaires les plus courantes : responsabilité, capital, régime social du dirigeant, fiscalité par défaut et nombre d'associés. Le tableau ci-dessous les confronte. Le simulateur plus bas dans cette page affine la recommandation selon votre chiffre d'affaires visé.

CritèreEI / micro-entrepriseEURL / SASUSARLSAS
ResponsabilitéPatrimoine pro séparé du perso depuis 2022Limitée aux apportsLimitée aux apportsLimitée aux apports
Capital minimumAucun1 €1 €1 €
Régime social du dirigeantTravailleur non salarié (micro-social)TNS en EURL, assimilé salarié en SASUTNS si gérant majoritaireAssimilé salarié
Fiscalité par défautImpôt sur le revenuIR en EURL, IS en SASUImpôt sur les sociétésImpôt sur les sociétés
Nombre d'associés112 à 1002 minimum, pas de maximum

Le capital symbolique fixé à 1 € a démocratisé la SASU et l'EURL : la barrière à l'entrée ne se joue plus sur le financement, mais sur la protection sociale et le régime fiscal choisis.

SASU vs SARL : le duel des créations françaises

La SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) et l'EURL (SARL à associé unique) répondent au même besoin, un seul associé, mais divergent sur le statut social. Le président de SASU relève du régime général comme assimilé salarié : protection sociale proche d'un cadre, sans cotisation chômage. Le gérant associé unique d'EURL reste travailleur non salarié, avec des cotisations plus légères mais une couverture moindre.

Côté SARL classique, de 2 à 100 associés, la comparaison avec la SA sur la gouvernance éclaire aussi le choix face à la SAS : statuts plus encadrés côté SARL, liberté statutaire quasi totale côté SAS et SASU. Cette souplesse explique pourquoi la SAS domine désormais les créations de sociétés en France.

Créer une SCI : le 6e statut, réservé à l’immobilier

La société civile immobilière répond à une logique différente : elle sert à détenir et gérer un patrimoine immobilier, pas à exploiter une activité commerciale. Créer une SCI demande au moins deux associés, souvent en famille d'où la SCI familiale, aucun capital minimum imposé et une responsabilité indéfinie mais proportionnelle aux parts détenues, contrairement aux sociétés commerciales.

Avantages et points de vigilance de la SCI

Les avantages et inconvénients de la SCI se jouent surtout sur la fiscalité : transparente à l'impôt sur le revenu par défaut, elle peut opter pour l'impôt sur les sociétés afin d'amortir le bien, au prix d'une imposition plus lourde à la revente. Elle facilite aussi la transmission du patrimoine par donation de parts, mais complique une sortie rapide en cas de mésentente entre associés.

A retenir La SCI ne protège pas une activité commerciale : location meublée habituelle ou marchand de biens exposent à une requalification fiscale et sociale.

Fiscalité et régime social : ce qui doit trancher

Le critère fiscal

Impôt sur le revenu pour l'entreprise individuelle et l'EURL par défaut, impôt sur les sociétés pour la SASU, la SARL et la SAS, avec des options croisées possibles les premières années. Chiffrer ce paramètre avant de signer les statuts évite un changement de forme juridique coûteux deux ans plus tard.

Le critère social

Un dirigeant qui se verse un salaire régulier réduit l'écart de charges entre TNS et assimilé salarié, tandis qu'une rémunération faible ou irrégulière favorise plutôt le statut TNS, moins coûteux en cotisations fixes. Un arbitrage chiffré selon le statut choisi permet de comparer charges sociales et impôt sur plusieurs scénarios de rémunération avant de trancher.

Simulateur : quel statut juridique choisir selon votre projet

Renseignez votre chiffre d'affaires visé, votre secteur et votre préférence de régime social pour obtenir une recommandation immédiate, avec les raisons qui la justifient. Le résultat se met à jour automatiquement à chaque modification, et le bouton relance le calcul à la demande.





Pour aller plus loin

Outil gratuit

Comparateur de statuts juridiques

Micro, EI, EURL, SASU : responsabilite, fiscalite et charges compares en un tableau.